[SUD-OUEST] à La Teste-de-Buch, Thierry Gouaichault se pose en alternative crédible
Thierry Gouaichault, l’ancien commandant de la BA 120 de Cazaux, s’est présenté aux Testerins jeudi soir dans une salle Cravey pleine à craquer. Sans dévoiler son programme, il promet de redonner de la confiance, de la crédibilité, du respect de chacun.
Ce jeudi soir, dans la salle Cravey, une question se pose. Thierry Gouaichault, commandant de la base aérienne 120 de Cazaux de 2011 à 2013, est-il capable de drainer des Testerins derrière sa candidature aux municipales de 2026 à La Teste-de-Buch ? Oui. Pour sa première réunion publique, Cravey, 480 places, est pleine à refuser du monde.
« Je ne vais vous présenter ni ma liste ni mon programme » explique Thierry Gouaichault. Ce soir, sous le regard de Jean-Jacques Éroles, maire de 2008 à 2020, il parle de lui pendant une heure, sans note : « Je suis très ému. Testerin depuis 2011 et je veux y rester jusqu’à ma mort. » Il est né il y a cinquante-neuf ans à Saintes. Il habite à Cazaux. Il a passé trente-six ans au sein de l’armée de l’air jusqu’à devenir général trois étoiles. « J’ai fait la guerre, je m’en serais passé. » En Afghanistan et en Irak.
« Ville plurielle »
Il insiste sur ses valeurs : « respect et écoute de l’autre, discipline, honnêteté, fidélité, fraternité, intégrité ». Trente ans qu’il pense à la politique. « Je ne suis pas macroniste, dit-il, je suis gaulliste, mais il n’y a pas besoin d’étiquette. De Gaulle a toujours écarté les luttes partisanes. » Des amis l’ont convaincu. « Ma femme me hait au plus haut point ! Je vais être très pris, après l’avoir tant été dans l’armée. Mais je pense avoir les qualités, l’envie et le courage pour assumer cette fonction. Un assureur le fait, un général peut le faire. »
« Je pense avoir les qualités, l’envie et le courage pour assumer cette fonction de maire »
À La Teste et nulle part ailleurs : « Une dune, un lac, l’océan, un Bassin, une forêt qui a souffert. Il y a peu d’endroits en France comme celui-ci. Il faut le préserver. C’est une ville plurielle et chaque quartier doit être accepté comme il est. Cazaux, où j’habite, a été bafoué. Je ne ferai pas de miracle ni de promesse que je ne tiendrai pas. »
Il donne quelques pistes : stopper l’artificialisation des sols, revitaliser le centre-ville, créer des espaces verts, une offre culturelle plus large, une structure d’accueil pour les handicapés, l’entrée de ville, la façade maritime, la santé, la fiscalité, la sécurité, etc.